Les débuts sont assez décevants, l'avion n'arrivant pas à dépasser 483km/h, et après quelques tâtonnements, et finalement, on crée un ensemble sous le nez, comprenant un radiateur pour l'huile et deux pour le mélange éthylène-Glycol de refroidissement. De plus, les deux pipes d'échappement latérales, sont remplacées par six indépendantes de chaque côté, et le système d'obturation du train d'atterrissage, hérité du P-36 est remplacé par deux volets plus aérodynamiques. Suite à ces modifications, les performances augmentent et le XP-40, atteint 550km/h, ce qui le rend plus rapide que le Hurricane, mais moins que le Spitfire et le Bf 109, il a cependant un rayon d'action largement supérieur à ces trois avions avec 976km, soit près du double (caractéristique habituelle des avions américains).
À Hawaii, lors de l'attaque sur Pearl Harbor, seul sept appareils, dont quatre du 47e Pursuit Squadron, basés à Haleiwa Field, parviennent à prendre l'air et attaquer les japonais. Ils revendiqueront cinq victoires, dont quatre pour le seul George S. Welch. Les autres avions seront mitraillés sur leurs terrains de Wheeler Field et de Bellows Field et trois abattus au décollage. À la fin de la journée, des 99 P-40B et des 60 P-40C présents, seuls 25 sont en état de vol.Un autre groupe de chasse célèbre sur P-40, fut le 23e (14th USAAF), qui succéda aux Tigres volants en Chine, et qui opéra sur cet avion jusqu'à la fin de la guerre avec un très bon rapport victoires/pertes.




