Nota : Le terme Stuka désigne en allemand tout appareil de bombardement en piqué. Cependant, la légende du Ju87 et son exclusivité dans ce rôle au sein de la Luftwaffe de la seconde guerre mondiale fit que ce nom lui est maintenant spécifiquement (mais non exclusivement) attribué.
Certains étaient également dotés d'une sirène mécanique fixée sur les trains d'atterrissage, appelée « trompette de Jéricho », destinée à produire un son strident grâce au souffle du vent. Ce son aigu, rapidement associé au bombardement en piqué, avait pour objectif de terroriser les populations et démoraliser les militaires à son approche.Sa première attaque célèbre fut le bombardement de la ville de Guernica.Malgré ses succès, cet appareil lent et plutôt lourd (avant le largage des bombes; déchargé, sa grande envergure et son importante surface alaire le rendaient au contraire plus maniable qu'un chasseur à faible vitesse mais peu de pilotes avaient le temps de s'en apercevoir) était une proie rêvée des chasseurs alliés de conception moderne (Dewoitine D.520 français et Spitfire britannique, notamment). La vulnérabilité du Ju 87 était telle que les pilotes de chasse britanniques appelaient les attaques de formations de Stuka Stuka Parties (soit en français : « fête du Stuka »).
La fabrication du Ju 87 prit fin au début de 1944 tandis que cet appareil resta en service dans ses versions de harcèlement nocturne et de chasseur de chars jusqu'à la fin du conflit.
L'as allemand Hans-Ulrich Rudel s'est révélé sur le Stuka. Durant la guerre, il détruisit pas moins de 2 000 cibles terrestres dont pas moins de 519 tanks et fut considéré comme étant le pilote qui a donné le coup de grâce au croiseur soviétique Marat. Il fut un des initiateurs de la version Ju 87G dont il savait tirer pleinement parti.




